Le meilleur café et les pâtisseries à Côme : guide du matin

À Côme, le matin a son rituel, et il est fait de café et de douceurs. Ce n’est pas un long petit-déjeuner attablé, mais un geste rapide et précis : on entre au bar, on commande au comptoir, on boit un espresso debout et on l’accompagne d’un cornetto tout juste sorti du four. Ce guide vous explique comment commander comme un habitant, pourquoi le cappuccino après 11 h trahit aussitôt le touriste, quelles pâtisseries choisir et dans quels quartiers de la ville — autour de la Piazza Cavour et dans le centre historique — trouver les cafés de plus longue tradition. Une petite introduction à la culture gourmande qui, chez nous, se poursuit ensuite entre les mains avec les pâtes étirées à la main.

Un petit-déjeuner italien : un cornetto et un cappuccino
Ensahequ · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le rituel du café au comptoir

La première chose à comprendre : en Italie, le café se boit presque toujours au comptoir, debout, en quelques minutes. On entre, on salue, on dit ce qu’on veut, on boit et on paie à la caisse (parfois avant, parfois après, selon l’établissement). S’asseoir à une table est possible, mais coûte souvent plus cher : c’est le service à table, parfait si vous voulez prendre votre temps, moins si vous cherchez le geste rapide de l’habitant de passage.

Quand vous dites « un caffè », en Italie on vous apporte un espresso : petit, intense, servi en tasse. Le « café allongé à l’américaine » n’est pas la norme ; si vous le voulez plus dilué, demandez un caffè lungo ou un americano. Le sucre s’ajoute selon le goût — beaucoup le boivent sans — et se mélange avec la cuillère laissée sur la soucoupe.

Comment commander : les bons mots

Quelques mots suffisent pour commander avec aisance. Voici ceux que l’on entend le plus au comptoir :

  • Un caffè — l’espresso classique, la base de tout.
  • Un macchiato — espresso avec un nuage de lait chaud (ou froid, en « macchiato freddo »).
  • Un cappuccino — espresso et lait mousseux, pour le petit-déjeuner.
  • Un caffè corretto — avec un trait de grappa ou de sambuca, pour les plus audacieux.
  • Un decaffeinato (ou « deca ») — sans caféine, pour l’après-midi.

Un détail qui fait la différence : les Italiens ne commandent pas un « espresso » en l’appelant ainsi — ils disent simplement « un caffè ». Et ils n’ajoutent presque jamais de sirop ni d’arômes : le café se suffit à lui-même.

La règle du cappuccino (et pourquoi elle compte)

C’est la règle non écrite la plus célèbre d’Italie : le cappuccino se boit le matin, en général avant 11 h, et jamais après un repas. La raison est simple et culturelle : le lait est jugé lourd pour la digestion, donc après le déjeuner ou le dîner on préfère un espresso « serré ». Commander un cappuccino après un plat de pâtes n’est pas interdit — personne ne vous chassera — mais cela signale aussitôt que vous êtes de passage.

Si vous avez envie de lait mais qu’il est déjà l’après-midi, vous avez des options tout à fait « italiennes » : un macchiato, un marocchino (espresso, cacao et un nuage de lait) ou, l’été, un caffè shakerato glacé. Vous restez ainsi dans l’esprit du lieu sans renoncer à l’onctueux.

Les douceurs du petit-déjeuner à Côme

Le compagnon naturel du café du matin est le cornetto — le cousin italien du croissant, plus moelleux et souvent plus sucré. On le trouve vide (nature), ou fourré à la crème, à la confiture, au chocolat ou à la crème de pistache. À côté du cornetto, dans les vitrines des bars de Côme, on voit souvent la brioche, les krapfen (beignets fourrés), les plumcakes et, dans les adresses les plus soignées, de la petite pâtisserie mignon.

Côme, posée sur le lac et à un pas de la Suisse, a aussi sa propre tradition gourmande. Parmi les douceurs à chercher : les nocciolini di Canzo, petits amaretti secs du territoire, et la resta, un pain doux du Lario lié aux fêtes. Ne vous attendez pas à les trouver dans chaque bar : demandez dans les pâtisseries historiques et les fournils du centre, où la production est artisanale.

Où chercher les cafés historiques

Le cœur du petit-déjeuner à Côme bat autour de la Piazza Cavour, la place du bord du lac ouverte sur l’eau : ici les tables regardent le lac et le rituel du café devient aussi panorama. De là, en vous enfonçant dans le centre historique entre la Piazza Duomo — avec son splendide Dôme gothico-renaissance — et les rues piétonnes comme la Via Vittorio Emanuele II, vous trouvez les cafés et pâtisseries de plus longue tradition, ceux aux comptoirs de bois et aux vitrines chargées de douceurs.

Un conseil pratique : les meilleurs bars sont souvent ceux remplis d’habitants tôt le matin, pas forcément les plus visibles. Jetez un œil aux avis récents pour les horaires et la qualité, et fiez-vous au comptoir bondé de Comasques. Si vous voulez intégrer le petit-déjeuner dans une journée entière de saveurs, nous l’avons racontée dans nos choses à faire à Côme pour les amateurs de cuisine.

En bref

  • « Un caffè » = un espresso, généralement bu debout au comptoir.
  • Le cappuccino est du matin, avant 11 h, jamais après un repas.
  • Douceur classique : le cornetto (nature ou fourré) ; cherchez aussi nocciolini et resta.
  • Cafés historiques entre la Piazza Cavour et le centre autour du Dôme.
  • Vérifiez avis et horaires à jour ; fiez-vous aux comptoirs remplis d’habitants.

Du café du matin aux pâtes de l’après-midi

Le café et le cornetto sont le premier chapitre d’une journée gourmande à Côme. Le second, chez nous, ce sont les mains dans la pâte : à quelques pas du centre historique, vous apprenez à étirer la sfoglia au rouleau avec notre cheffe formée à l’Accademia della Sfoglia de Rina Poletti. Vous choisissez parmi quatre menus — les Tagliatelle à la tomate fraîche, les Tagliatelle au ragù bolognaise, les Ravioloni verts à la ricotta ou les Farfalle et Garganelli au ragù — et la soirée se termine par un apéritif que vous apprenez à préparer vous-même et une glace nappée de quelques gouttes de Vinaigre Balsamique Traditionnel de Modène AOP. Tous les détails sur comment ça marche.

Après le café, les mains dans la pâte

150€ par personne, tout compris : pâtes étirées à la main, une leçon de spritz et une glace nappée de quelques gouttes de Vinaigre Balsamique Traditionnel de Modène AOP, à deux pas du centre de Côme.

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